Anthony Housefather

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À MACCABIAH, RÉFLÉCHANT SUR LA RELATION PRIVILEGIÉE DU CANADA AVEC ISRAËL

Entrer dans le stade Teddy, à Jérusalem, pour la cérémonie d’ouverture des Maccabiades est une expérience formidable pour tout athlète. Suivre le drapeau de son pays, entendre les cris de la foule, ressentir la fébrilité des autres athlètes : l’euphorie est garantie.

Je n’en étais pas à ma première expérience de participation. La grande nouveauté cette fois en 2017 fois, c’est que lorsque je suis entré dans le stade, il y avait sur grand écran une vidéo du premier ministre du Canada. Lorsqu’il a salué l’équipe canadienne, il s’est adressé à moi, par mon nom, et il m’a souhaité bonne chance à titre d’ami et de collègue.

« J’avais beaucoup de pression, mais CETTE GRANDE visibilité m’a aussi offert une occasion incroyable. »

 

Anthony Housefather, complètement à gauche, en compagnie d’autres athlètes à la cérémonie de remise des médailles des Maccabiades de 2017 pour la natation en eau libre.

Tandis que nous avancions, l’annonceur du stade a dit : « Il y a un peu de pression sur Anthony, si l’on en juge par les mots du premier ministre. » D’aussi loin que tous peuvent se souvenir, je serais le premier député à participer aux Maccabiades. Je savais que ma performance allait être suivie non seulement par mes amis, ma famille et les membres de mon équipe, mais par bien d’autres.

J’avais de la pression, mais la visibilité accrue dont j’ai profité m’a aussi donné une occasion incroyable. Les Maccabiades, c’est toujours l’occasion de se faire de nombreux amis et d’avoir des conversations extraordinaires avec des gens qui viennent de partout dans le monde pour la compétition. Cette fois, les gens ont été encore plus nombreux à m’approcher. J’ai rencontré des Israéliens dans la rue, à Tel-Aviv; des Canadiens expatriés vivant en Israël; des athlètes de différents pays et leurs proches qui souhaitaient mieux comprendre la politique et les positions du Canada. Souvent, leurs questions portaient sur la position du Canada à l’égard d’Israël.

Anthony Housefather, complètement à gauche, en compagnie d’autres athlètes à la cérémonie de remise des médailles des Maccabiades de 2017 pour la natation en eau libre.

« J’ai la ferme conviction que LA SITUATION d’Israël ne devrait pas être une question électorale dans notre pays. »

J’étais heureux de pouvoir dire que je suis l’un des sept députés libéraux Juifs du Parlement canadien, ce qui représente un chiffre record. Nous avons tous été élus pour la première fois en octobre 2015 à l’arrivée au pouvoir de notre chef, Justin Trudeau.

Avant 2015, lorsque Stephen Harper était premier ministre, les Israéliens savaient que le Canada était sans doute devenu l’un de leurs principaux alliés dans le monde. Même si je n’étais pas d’accord avec toutes les positions de l’ancien premier ministre en matière de politique nationale, j’appuyais sans réserve sa position vis-à-vis de l’État d’Israël. Tout comme de nombreux autres libéraux. Comme promis pendant la campagne électorale de 2015, nous avons appuyé sans compromis l’État d’Israël depuis l’arrivée au pouvoir de notre parti.

Notre gouvernement a maintenu les votes du Canada aux Nations Unies. Avec Israël, les États-Unis, la Micronésie et les Îles Marshall, nous sommes les seuls à faire opposition aux résolutions anti-Israël systématiques et inéquitables présentées chaque année devant l’Assemblée générale. Sur des tribunes internationales, nous avons mené les efforts visant à contrer la reconnaissance unilatérale de l’État palestinien. Nous avons adopté une résolution parlementaire pour condamner le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) ainsi que les groupes canadiens qui soutiennent ce mouvement. Nous avons travaillé pour améliorer l’Accord de libre-échange Canada‑Israël.

Le premier ministre Trudeau s’est rendu à Auschwitz. J’ai eu le privilège de faire partie des personnes réunies à la plus importante synagogue de Montréal le soir de Kol Nidre, pendant la fête de Yom Kippour, lorsqu’il s’est adressé à 2 000 personnes pour parler de sa visite et des funérailles de Shimon Peres auxquelles il a assisté en Israël.

Comme aux États-Unis, l’appui du Canada à Israël est une question consensuelle, et ce, tant chez les libéraux que les conservateurs. J’ai la ferme conviction que la situation d’Israël ne devrait pas être une question électorale dans notre pays. Les Canadiens juifs devraient pouvoir voter pour s’exprimer sur d’autres questions tout en sachant que, peu importe lequel des grands partis gagne l’élection, le Canada défendra toujours fermement les positions d’Israël. Ayant eu le privilège de rencontrer du personnel du service extérieur d’Israël pendant mon voyage et des voyages précédents, je sais que le gouvernement israélien est très heureux de sa relation avec le Canada. Je travaillerai très fort, comme bien d’autres de mes collègues, pour approfondir ces liens essentiels.

Mes discussions avec des athlètes d’autres pays ainsi que leurs proches m’ont montré que les différentes communautés juives du monde n’ont pas la même expérience qu’ici en ce qui concerne la sécurité et les liens entre leur pays d’adoption et Israël. Je suis très heureux à l’idée de participer à la conférence des parlementaires juifs du Congrès juif de Montréal afin d’aider les communautés juives d’ailleurs à défendre leur cause. Les liens que j’ai tissés dans le cadre des Maccabiades me seront très utiles.

Les Maccabiades ont été une très belle réussite. Je me suis entraîné intensément et j’ai gagné cinq médailles en natation. Je suis rentré au pays avec un grand sentiment d’accomplissement et de fierté nationale. Mais les liens que j’ai tissés pendant les jeux sont sans doute ce qu’il y a de plus important; certains de ces liens dureront toute ma vie.